Quelles sont les deux phases de la pratique d'un yidam ?

Publié le par Dordjé Djikmé

 

 

Nous errons dans le samsara attachés à de fortes fixations : notre corps, nos paroles, notre esprit, nous pensons exister de manière autonome, indépendante, être uniques et tellement importants. Le Vajrayana, apprend a remplacer ces fortes fixations, dans un premier temps, par d'autres plus subtiles, moins solides. Nous nous attachons au corps, à la parole et à l'esprit d'un yidam. Ensuite, il est alors plus facile de passer à une forme de méditation dépourvue de toute fixation et de représentation.

 


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La phase de génération dans la pratique de Tchénrèzi.

 

Nous devenons Tchenrézi, forme vide, semblable à un arc-en-ciel et pourtant présente, conjonction de la vacuité et de l'apparence, ce qu'on appelle "l'apparence-vide".

 

Les sons, sont transformés de manière similaire, notre parole devient "son-vide " et n'est plus saisie comme quelque chose de réel. peu à peu, elle se fond dans le mantra.

 

Enfin, il y a notre esprit que nous considérons plein de choses très concrètes et de passions perturbantes. Nous substituons mentalement à leur présence celle de Tchenrèzi. C'est une forme de yoga mental. L'esprit devient alors transparent, il y a connaissance et vacuité, donc "connaissance-vide".

 

 

La phase de perfection.

 

Elle est silencieuse. Les visualisations et représentations se dissolvent, se fondent en lumière et se résorbent progressivement en Tchenrèzi pour finir par disparaître complètement. Il n'y a plus alors aucun point de repère ou de référence et l'esprit reste en son état naturel, ouvert et dégagé, lucide et vigilant, sans contrainte et sans distraction. Lorsqu'elle est réalisée, cette pratique devient la pratique de Mahamudra.

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